Parapulse Tuck (various artists)
 
 

Surreal Sound magazine (Belgium, 2004)
Clarknova on-line magazine (France, 2002)
Le Devoir (Canada, 2002)
De:bug magazine (Germany, 2003)

 

Surreal Sound magazine (Belgium, 2004)


Clarknova on-line magazine (France, 2002)

Le précepte de base de cette compilation est de réunir pour chaque titre un compositeur électronique avec un vidéaste. Mélangez-le tout, demandez leur d'aller observer les ponts qui enjambent les rivières ou les fleuves de leur ville, dites-leur que ce serait pas mal s'ils en ramenaient quelques images et quelques sons (on n'est pas là que pour boire des bières les gars, non mais sans blague !), mixez le tout et pressez ça sur deux cd parce que bon ça prend de la place tout ça.

La production est canadienne. Les artistes sont de partout dans le monde : Montréal, Manchester, Mexico City, Melbourne et même Rennes.

Ils nous proposent chacun leur vision, leur interprétation d'un pont en milieu urbain.

Ainsi Atoll Noise et Beewoo pour Idle in the playground proposent une vision un peu flou d'un terrain vague sous un pont : débris, métaux rouillés, herbes folles, cactus, baraques de chantiers sur un fond sonore grondant (tel l'environnement urbain ?) et de plus en plus angoissant à mesure que la caméra avance dans le paysage. Jusqu'à ce que la vision se scinde en deux, se brouille, se perde dans l'architecture métallique brûlante à l'infini...

Private Benjamin et Emma Mcraesur Spandock nous offrent une approche musicale plus cinématique (bien que très contemporaine et cassée) pendant que le film se déroule sous nos yeux : sorte de fuite en avant incertaine, mêlant multiplicité des lieux et surveillance permanence de l'être humain en milieu urbain. La compréhension se fait plus abstraite.

Citons aussi Mils et Gérald Moult pourleur Echine où la caméra se pose plus en observatrice de courts instants passés sur un petit pont enjambant un cours d'eau au milieu des arbres. Moments de pause entre deux rêveries où le pont se disloque, se désagrège pour laisser l'esprit aller vagabonder vers d'autres univers en superposition du réel.

Aussi présents sur cet album Duo Panda Mix et Ornelas/Charry (Circuito interior) menant une vision radicale et relativement violente de la circulation autour de l'arhictecure routière ainsi que Remote Viewer et Graham Clayton pour I think I'd like to be on the other side qui nous proposent une longue traversée d'un haut viaduc métallique et bétonné entrecoupé d'une préparation à une immersion aquatique en milieu naturel. Oppositions.

poSs



Le Devoir (Canada, 2002)

La fin de semaine s'annonce intense du côté de la station de pompage Craig, où se tient l'événement Cité des ondes organisé par le collectif Champ libre. Programmation vidéo, expérimentations avec le son, performance... l'événement culmine lors de son second week-end. Parmi les activités proposées, l'une d'entre elles, organisée par le label français COCOSOL1DC1T1, élabore la synthèse des deux pôles qui justifient l'existence de Cité des ondes, soit l'architecture et la vidéo. Avec les programmes Parapulse Tuck, hier soir, et Scalene, ce soir, Champ libre, sous la coupe du commissaire Wade Walker, fait le lien entre architecture et mobilité. Parapulse Tuck était une commande faite à onze artistes de la vidéo, qui ont collaboré pour produire de courtes pièces. Au centre de ce programme ? Les ponts, leurs images, les sons qu'ils émettent. L'immobilité de ces grands bras lancés dans les airs, qui paradoxalement s'érigent contre la sédentarité des agglomérations, a inspiré les artistes qui participent à ce volet. Ce soir, le programme Scalene proposera ses trois côtés inégaux. COCOSOL1DC1T1 a demandé à un artiste du son, un graphiste et un vidéaste, à Manchester, de Melbourne et de Montréal, de produire un corpus d'oeuvres (un cédérom, une visite guidée de chacune des villes et un site Internet) autour de la notion de «fuite architecturale». C'est l'idée à l'origine des travaux de ces trois collectifs. Dans ce segment, des édifices ont été investis, dont la fonction semble inconnue, imprécise ou indéfinissable, une incertitude que suscite un édifice comme l'usine de pompage Craig, esseulé au milieu des autoroutes, sous le pont Jacques-Cartier, avec son allure d'une autre époque. Par la suite, il a été demandé aux artistes d'imaginer une structure parasitaire qui pourrait évoluer à partir de cette première entité. Ces fictions architecturales ont nourri le travail des artistes. Encore une fois, la structure des ponts est la figure de prédilection de cette portion. Sur un air de...Le programme commence à 21h. Pour la soirée Parapulse Tuck, un cédérom du même titre est donc en vente lors de l'événement qui se termine lundi.

Bernard Lamarche

De: bug magazine (Germany, 2003)

Auf dieser Reihe arbeiten Musiker mit Videokünstlern zusammen. Sowohl Musiker (TheRemote Viewer, Mils, Private Benjamin, DuoPanda Mix, Atoll Noise) als auch Videomenschen arbeiten hier mit Sounds oder Footagevon Brücken in ihren Heimatstädten. Dasklingt ein bisschen konstruiert, funktioniert aber eigentlich fein. Zwischen experimentellem Noise und dubbiger Wunderbarkeit funktioniert hier alles miteinander. Klingen gerade die experimentelleren Tracks ohne Bilder noch ein bisschen gewollt und leer, eröffnet sich gemeinsam mit den Bildern ein völlig neuer Horizont. Extrem interessantes Projekt!

Thaddi


 
 
Andrew Coleman:
Tony Alva's Hair
Parapulse Tuck